La réserve naturelle de Ronquières

Visionnez aussi notre vidéo aérienne de la réserve en cliquant sur ce lien ! 16 (au moins !) chants et cris d'oiseaux y sont dissimulés. Saurez-vous les retrouver (la solution se trouve en bas de cette page !)

 

 

 

Le canal tel que vous le voyez aujourd’hui était prévu pour des péniches de maximum 300 tonnes. Il a été construit entre 1892 et 1920 sur le parcours de la première version du canal à 70 tonnes datant quant à elle de 1832.

Depuis 1968, le « nouveau canal » le remplace et passe par le plan incliné de Ronquières. 

L’ancien tracé n’est cependant pas perdu pour tout le monde ! Un grand nombre d’espèces d’oiseaux fréquente ce milieu d’exception aussi bien durant la période de nidification que pendant les migrations ou encore durant l’hivernage

 

La réserve naturelle domaniale de Ronquières s'étend le long de l'ancien canal de Charleroi-Bruxelles, dans la vallée de la Samme. Elle couvre une superficie de 11Ha, à cheval sur les territoires brainois, seneffois et nivellois. Le site est protégé pour sa valeur écologique et scientifique. Ce processus de protection tend à maintenir une zone en l’état et d’y laisser les phénomènes naturels y évoluer selon leurs lois. La réserve comprend des zones marécageuses constituées de groupements végétaux variés et d’étangs qui formaient d'anciennes retenues servant à alimenter le canal

Une information très détaillée concernant la réserve est accessible en ligne, sur le site biodiversite.wallonie.be.

Envie d'en savoir plus avec un guide ? Consultez notre sections "Nos activité à venir" ou envoyez nous un mail à haute.senne@natagora.be

 

Historique du canal Charleroi – Bruxelles

L’idée même de construire un canal desservant Bruxelles remonte au 15ème siècle avec Philippe le Bon, qui ne parviendra cependant pas à concrétiser ce projet. Elle sera de nouveau proposée par Charles Quint près d’un siècle plus tard, mais cette intention ne sera suivie d’aucune exécution.

C’est suite à la découverte du charbon de terre, par opposition au charbon de bois, dans notre sol que les travaux vont débuter. Il faut en effet transporter ce précieux combustible vers Bruxelles et les Pays-Bas

1.1       Le canal à 70 tonnes

Lors du Congrès de Vienne (qui fait suite à la défaite de Napoléon 1er en 1815), les territoires belges sont légués aux Pays-Bas dirigés par Guillaume 1er d’Orange. S’en suit une ère de prospérité lors de laquelle les projets de construction d’un canal permettant le transport de la houille seront remis sur le tapis.

Jean-Baptiste Vifquain, un ingénieur, propose un tracé en 1785 qui passe par Ecaussinnes au pied du château de la Folie. L’idée a été abandonnée. De même, certains projets le faisaient passer par Nivelles.

Après de longues et fastidieuses études, les travaux de terrassement commencent en avril 1827, sous la direction de l’ingénieur Vifquain.  L’insurrection de 1830 ne gêne que de façon mineure l’avancement des travaux (10 jours d’arrêt) et c’est en 1832, le 22 septembre exactement, que le ministre de l’intérieur de l’époque (De Theux de Meylandt) proclame solennellement l’ouverture du canal 70 tonnes et sa mise en fonction.

Pour ce 1er gabarit de 70 tonnes, l’ingénieur Vifquain invente en s’inspirant des « narrowboats » anglais une péniche, « le petit sabot de Charleroi » ou « baquet, large de 2,70 mètres, long de 19,80 mètres avec un tirant d'eau de I ,80 mètre. 

Malgré le développement du chemin de fer, qui concurrence la voie d'eau, l’essentiel du réseau belge des voies navigables est en place à la fin du XlXe siècle. Ce réseau répond en premier lieu à l'impératif, alors essentiel, de relier les régions industrielles et charbonnières wallonnes aux ports maritimes.

Ce premier canal comportait 55 écluses. Il fallait 4 jours pour aller de Charleroi à Bruxelles (à Molenbeek St Jean où se trouvait la 55ème écluse).

1.2      Le canal à 300 tonnes

Durant la seconde moitié du XlXe siècle, la concurrence croissante du chemin de fer et le développement de l'industrie et du commerce imposent un transport par eau plus rapide, ou moyen d'unités de plus grande capacité.

Victime de son succès et confronté aux nouvelles exigences économiques, ce premier canal frôle rapidement la saturation. Le premier agrandissement (à 300 tonnes) du canal fut effectué entre les années 1854 et 1933 séquentiellement dans les différentes communes en commençant par Charleroi et la région du Piéton. La partie du bassin Mosan a été réalisée en 1er  (1854-1857) et permis l’accès aux péniches françaises de 280 tonnes ainsi que l’a liaison avec la région parisienne par la haute Sambre et les canaux français. La partie nord (bassin de l’Escaut) fut plus longue à réaliser. Les travaux débutèrent en 1892 et sont plus longs à entreprendre, entre autres, suite à l’obligation de percer un nouveau tunnel, celui de Godarville (1049m, simple voie donc passage alternatif) qui remplace celui de la Bête refaite, établi au gabarit de 70 tonnes, trop exigu. La partie Seneffe – Clabecq fut terminée en 1920 et Clabecq – Bruxelles en 1933. A Bruxelles, le passage des péniches de 300 tonnes ne fut possible qu’après 1936 et la désaffection de la dernière écluse à petit gabarit de Molenbeek.

Le canal que vous avez sous les yeux est celui à 300 tonnes. C’est surtout en largeur que le canal a été agrandi. Le tirant d’eau ne varie pas trop pour les péniches qui ont un fond plat qui s’enfoncent relativement peu.

Le canal à 300 tonnes comptait 38 écluses pour un temps de parcours d’environs 3 jours de Charleroi à Bruxelles.

1.3      Le canal à 1350 tonnes

Déjà après la seconde guerre mondiale, on pense à passer au gabarit supérieur.

Lors de l’époque de modernisation industrielle qui suivit la seconde guerre mondiale, la revue de la Navigation intérieure et rhénane de 1955 mentionne le canal Charleroi-Bruxelles en ces termes : « Les circuits présentent déjà une bien grande hétérogénéité et sont à peine accessibles à la péniche de 300 tonnes. C’est vraisemblablement la plus triste voie d’eau du pays. Embouteillé par le fameux tunnel de Godarville, auquel le service compétent n’ose plus apporter la moindre réparation, de crainte d’en provoquer l’écroulement, gangréné d’une quarantaine d’écluses étriquées, aussi sinueux qu’une rivière de montagne, sans largeur, sans profondeur. »

La nécessité d’offrir des transports rapides et réguliers entraine celle d’offrir à la navigation des voies plus largement dimensionnées. Depuis 1928, date de la grande crise mondiale, l’industrie lourde en Hainaut enregistrait une sérieuse chute de production. La modernisation du canal apparaissait comme un moyen de sauver l’industrie charbonnière.

La commission en charge des travaux à l’époque décréta que le tracé du canal devait être le plus proche possible du tracé original excepté pour le tronçon Seneffe-Ronquières qui présentait une trop forte sinuosité et déclivité pour permettre la réalisation de longs biefs avec un tracé satisfaisant. Il s’agit d’une vallée resserrée qui ne permettait pas la réalisation de longs biefs rectilignes.

Entamé en 1948, le programme de modernisation et d’homogénéisation du canal Charleroi-Bruxelles (tant du point de vue national que du point de vue européen), s’acheva en avril 1968 avec son ouverture à la navigation et la mise en service du plan incliné de Ronquières. La grande tranchée de Godarville remplace le tunnel du même nom.

Ce plan de modernisation ou gabarit de 1350 tonnes est terminé depuis 1991 pour les voies navigables principales.

La mise en service en 2002 des ascenseurs à bateaux à 1350 tonnes de Strépy-Thieu et du nouveau canal du Centre a supprimé la dernière solution de continuité à 300 tonnes entre les bassins wallons de la Meuse el de l'Escaut.

La version actuelle du canal contient 10 écluses : 7 sur le versant nord et 3 sur le versant sud, plus le plan incliné. Le temps de parcours de Charleroi à Bruxelles est de 10 à 14 h de navigation.

 

Solution

Les chants d'oiseaux dissimulés dans la vidéo sont les suivants :

- Rousserole verderolle

- Buse variable

- Rousserole effarvate

- Martniet noir

- Pic épeichette

- Hirondelle rustique

- Gallinule poule d'eau

- Foulque macroule

- Fuligule morillon

- Fuligule milouin

- Troglodyte mignon

- Phragmite des joncs

- Héron cendré

- Geai des chênes

- Bruant des roseaux

 


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